

Auteur : UNESCO
Site de publication: UNESCO
Type de publication : Rapport
Date de publication : Septembre 2022
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L’Afrique, un continent de l’avenir
L’afro-pessimisme a cédé la place à l’afro-optimisme. Deux principales raisons expliquent ce changement : les nombreuses ressources naturelles de l’Afrique et la jeunesse de sa population. Les nombreux défis auxquels fait face l’Afrique pour son développement sont aujourd’hui perçus différemment. D’une part, les Africain(e)s perçoivent ces défis comme des opportunités et ont désormais pris conscience que le changement auquel ils/elles aspirent ne peut venir que des sources et ressources disponibles sur le continent et ; d’autre part, les initiatives des partenaires internationaux, bien que nécessaires, ne peuvent être illimitées dans le temps.
Le défi de l’éducation et du savoir
L’Afrique subsaharienne comptera à elle seule 25 % de la population d’âge scolaire d’ici à 2030. La pression démographique et le dividende démographique que constitue la jeunesse posent indiscutablement la question d’une éducation de qualité en adéquation avec les nécessités de développement des pays. La science et la technologie jouent désormais un rôle prépondérant dans la formation des jeunes et sont devenues les principales matières pour lesquelles l’accès et le partage des connaissances constituent un enjeu essentiel. Accroître la part de l’Afrique dans la production scientifique mondiale est un défi majeur si le continent veut être un participant actif au marché mondial. Il est donc impératif pour les pays africains de promouvoir la recherche et l’innovation dans l’enseignement supérieur, de stimuler la production des savoirs et connaissances par les Africains, ainsi que la valorisation de systèmes de connaissance endogènes liant culture et développement. Le développement du numérique, et plus particulièrement de l’intelligence artificielle, est également primordial pour que le continent devienne acteur et producteur de solutions endogènes innovantes dans le cadre de la 4e révolution industrielle. Compte tenu du fait que l’Afrique subsaharienne a les taux les plus élevés d’exclusion de l’éducation dans le monde plus d’un cinquième des enfants âgés de 6 à 11 ans n’était pas scolarisé en Afrique en 2021 ; 13 % des plus pauvres en Afrique subsaharienne achèvent le premier cycle de l’enseignement secondaire, contre 70 % pour les plus riches, l’UNESCO a fait de l’éducation sa priorité majeure en Afrique.
L’afro-pessimisme a cédé la place à l’afro-optimisme. Deux principales raisons expliquent ce changement : les nombreuses ressources naturelles de l’Afrique et la jeunesse de sa population
Objectif global :
Aider les pays africains à renforcer l’enseignement supérieur sur le continent grâce au développement des systèmes et institutions d’enseignement tertiaire intégrés, inclusifs et de qualité afin d’édifier des sociétés inclusives et équitables sur le continent. À cet effet, il s’agira notamment :
- de renforcer les capacités de recherche des institutions tertiaires africaines et d’accroître les résultats scientifiques obtenus par une mise en réseau efficace ;
- d’améliorer la quantité de données disponibles sur l’enseignement tertiaire en Afrique et leur qualité afin de fonder la prise de décisions sur des bases factuelles ;
- d’améliorer l’accès de tous à l’enseignement supérieur et à l’EFTP en Afrique, et d’offrir aux apprenants de toutes origines, y compris les groupes vulnérables et marginalisés, des chances égales en matière de possibilités d’apprentissage et de développement personnel ;
- d’encourager la reconnaissance des qualifications sur la base de dispositifs d’assurance qualité, de procédures et de mécanismes de promotion de la mobilité universitaire et des échanges entre pays convenus par accord mutuel.
Composantes/Activités principales :
- Aider les pays de l’Afrique subsaharienne à déployer dans les universités nationales un réseau de pôles d’enseignement supérieur fortement axés sur la recherche dans des domaines comme la technologie, les sciences et les humanités en vue de contribuer au développement social et économique. Les relier aux réseaux universitaires d’autres régions.
- Renforcer les systèmes d’EFTP du troisième cycle.
- Poursuivre le déploiement du Passeport UNESCO des qualifications.
- Création de la plate -forme numérique « Campus Afrique ».
- Création/diffusion de travaux de recherche, de cadres de référence, de données statistiques, de règles et de normes, de modèles et d’outils, d’initiatives et de pratiques, de réseaux collaboratifs, de mécanismes de coopération internationale, de possibilités de mobilité académique.
L’Afrique subsaharienne comptera à elle seule 25 % de la population d’âge scolaire d’ici à 2030. La pression démographique et le dividende démographique que constitue la jeunesse posent indiscutablement la question d’une éducation de qualité en adéquation avec les nécessités de développement des pays
Produits clés (opérationnels) :
- Soutien apporté au déploiement de pôles de recherche intensive dans les universités nationales, y compris par la mise en place de filières menant au doctorat.
- Mise en réseau de ces universités dans la région et interconnexion de ce réseau avec les réseaux mondiaux en vue d’améliorer la production de connaissances scientifiques et de travaux de recherche en Afrique.
- Soutien apporté à l’établissement de mécanismes nationaux d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de l’EFTP.
- Soutien apporté à la reconnaissance des qualifications acquise par les réfugiés dans l’enseignement supérieur et l’EFTP.
- Systèmes d’EFTP du troisième cycle renforcés.
Résumé de l’impact et des résultats
Impact : Les systèmes et établissements d’enseignement supérieur en Afrique sont soutenus pour faire progresser le développement socio-économique.
Résultat 1: Augmentation du réseautage, des capacités de recherche et des opportunités d’apprentissage par les pairs parmi les établissements d’enseignement supérieur et tertiaire en Afrique.
Résultat 2: Mobilité, la coopération interuniversitaire et les mécanismes de reconnaissance sont renforcés et font le pont entre les parcours d’apprentissage formel, non formels et informels et l’accès à l’enseignement supérieur en Afrique.
Résultat 3: Insertion sociale et économique des jeunes et des adultes favorisée par la réduction de l’inadéquation des compétences entre les systèmes d’EFTP tertiaires et les besoins du marché du travail en Afrique.
Contribution aux ODD de l’Agenda 2030 et aux Aspirations de l’Agenda 2063
Campus Afrique contribue à la réalisation de l’ODD 4 “Éducation de qualité”, en particulier les cibles 4.3 “D’ici à 2030, faire en sorte que les femmes et les hommes aient tous accès dans des conditions d’égalité à un enseignement technique, professionnel ou tertiaire, y compris universitaire, de qualité et d’un coût abordable”, 4.4 “D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat”, et 4.b, augmentation des bourses d’études offerte à l’Afrique.
Campus Afrique contribue également à la réalisation de l’Aspiration 1 “Une Afrique prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable”. Objectif 2: les citoyens sont bien formés et suffisamment qualifiés ayant pour support la science, la technologie et l’innovation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le renforcement de l’enseignement supérieur et la promotion des liens entre les institutions permettront d’améliorer le profil des compétences professionnelles de la jeunesse africaine, d’améliorer l’employabilité et de stimuler l’entrepreneuriat des jeunes hommes et femmes afin de contribuer à la vision 2063 du continent.
Pourquoi l’UNESCO ?
En tant que seule agence spécialisée des Nations Unies ayant un mandat dans l’enseignement supérieur, l’UNESCO possède une expertise substantielle dans le développement de l’enseignement supérieur et entretient un vaste réseau avec les ministères responsables de l’enseignement supérieur, les agences d’assurance qualité, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les bureaux hors Siège et les instituts. L’UNESCO héberge le programme Chaire UNESCO/UNITWIN, qui implique plus de 700 établissements d’enseignement supérieur dans plus de 110 pays. En outre, l’UNESCO aide les pays à renforcer la reconnaissance, la mobilité et la coopération interuniversitaire dans l’enseignement supérieur.
Parties prenantes, bénéficiaires et partenaires
Les bénéficiaires directs de Campus Afrique sont les universités et les établissements d’enseignement supérieur en Afrique, les Ministères en charge de l’Enseignement Supérieur et l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels, ainsi que les décideurs politiques. Les bénéficiaires indirects comprennent les apprenants et les étudiants diplômés inscrits dans l’enseignement supérieur, le secteur privé.
S’appuyer sur le soutien des partenaires et donateurs existants
Ce programme s’appuiera et complétera le soutien à l’enseignement supérieur en Afrique fourni par la République populaire de Chine, ainsi que le financement déjà reçu du gouvernement norvégien et de Dubai Cares pour le Passeport des qualifications de l’UNESCO pour les réfugiés et les migrants vulnérables. Sa mise en œuvre a besoin d’un montant supplémentaire de 20 millions USD.

