

Auteurs : Ministère de l’économie du plan et de la coopération du Sénégal, Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
Site de publication : ANSD
Type de publication : Rapport
Date de publication : Juillet 2025
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L’importance de l’éducation pour le développement socio-économique des pays n’est plus à démontrer. La question de l’éducation a fait l’objet d’une attention particulière d’abord au niveau académique où elle est examinée sous divers angles : sociologique, économique, socioculturel, etc. Le bilan des Objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015 a conduit la communauté internationale à se fixer de nouveaux Objectifs de Développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Ainsi, l’ODD 4 vise à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » et la cible 4.6 vise particulièrement à « …veiller à ce que tous les jeunes et au moins un pourcentage d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter ». Par ailleurs, l’éducation reste un moyen essentiel de lutte contre les inégalités sociales telle que déclinée dans le cadre de la référence de la politique économique et sociale du Sénégal à travers son deuxième axe stratégique : « Capital humain… » Au Sénégal, de nombreuses avancées sont en train d’être réalisées aux plans politique, social, culturel, économique et environnemental, à travers d’importants plans, programmes et projets initiés par l’État et ses partenaires au développement, notamment le Programme d’Amélioration de la Qualité de l’Équité et de la Transparence pour le secteur de l’Éducation et de la Formation visant à améliorer la qualité et l’accessibilité de l’éducation et de la formation dans un système éducatif performant.
Niveau d’alphabétisation de la population par sexe et par groupes d’âges quinquennaux selon le milieu de résidence
Les résultats du Tableau II-4, montrent que le niveau d’alphabétisation est plus accentué en milieu urbain 65,6% qu’en milieu rural 57,6%. Quel que soit le milieu de résidence, le taux d’alphabétisation est plus élevé chez les hommes. En milieu urbain le niveau d’alphabétisation est de 69,9% chez les hommes contre 61,6% chez les femmes. Pour le milieu rural, il est de 61,4% chez les hommes contre 53,8% chez les femmes. Cette situation susmentionnée, observée au sein de la population cible concernée, prévaut également dans presque toutes les tranches d’âges. En effet, plus de la moitié des hommes sont alphabétisés, et ce, quel que soit leur groupe d’âge. En revanche, dans le milieu urbain plus d’une femme sur deux n’est pas alphabétisée à partir de 50 ans, alors qu’en milieu rural, plus de la moitié des femmes âgées d’au moins 34 ans sont analphabètes.


L’analyse régionale de l’alphabétisation révèle que les régions de Kaolack 69,2 %, Ziguinchor 69,2 % et Dakar 68,1 %, affichent le taux d’alphabétisation les plus élevés. De plus, cette performance est observée aussi bien chez les hommes que chez les femmes dans ces régions.
Par ailleurs, dans ces dernières, ainsi que dans celles de Kaffrine 65,6%, Fatick 63,7% et Thiès 63,0%, les taux d’alphabétisation enregistrés dépassent la moyenne nationale 62,9%. En revanche, les taux d’alphabétisation les plus faibles sont observés dans les régions de Kédougou 50,4%, Tambacounda 51,1% et Matam 51,0%. Par ailleurs, c’est uniquement dans ces trois régions et dans celle de Louga où des taux d’alphabétisation inférieurs à 50,0% sont enregistrés chez les femmes, tandis que chez les hommes, toutes les régions enregistrent un taux d’alphabétisation dépassant ce seuil. Le taux d’alphabétisation est plus élevé en milieu urbain 65,6% par rapport au milieu rural 57,6%. Cet avantage du milieu urbain sur le milieu rural en matière d’alphabétisation peut également se percevoir tant chez les hommes 69,9% en milieu urbain contre 61,6% en milieu rural que chez les femmes 61,4% en milieu urbain contre 53,8% en milieu rural.


Niveau d’instruction global selon le sexe et le milieu de résidence
La répartition par niveau d’instruction révèle une proportion plus élevée de personnes non instruites 53,0% dans la population sénégalaise. Cette proportion est légèrement plus faible chez les femmes 52,5% par rapport aux hommes 53,4%. Parmi les individus âgés d’au moins 3 ans, 3,2% ont un niveau préscolaire, 22,7% ont atteint l’élémentaire. Les personnes ayant le niveau moyen représentent 11% et ceux de niveau d’instruction secondaire 6%. Le niveau supérieur est atteint par moins de 5 résidents sur 100, 4,2%. Globalement, la plupart des individus ayant fréquenté ont atteint au moins le niveau élémentaire.
L’analyse selon le sexe révèle qu’indépendamment du milieu de résidence la proportion de femmes instruites est légèrement plus élevée que celle des hommes pour tous les niveaux, sauf pour le supérieur. En milieu urbain les proportions varient de 3,2% à 24,3%, du préscolaire au supérieur. Pour ces mêmes cycles, les niveaux de scolarisation sont presque identiques pour les deux sexes, sauf pour le cycle supérieur où la proportion des hommes dépasse légèrement celle des femmes avec respectivement 7,5% contre 5,7% au niveau secondaire et 5% contre 3,6% au niveau supérieur. Dans le milieu rural, la même situation est observée globalement aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Par ailleurs, il convient de noter que 63,9% des résidents du milieu rural sont sans niveau d’instruction contre 44,0% en milieu urbain. Il est aussi constaté que les proportions les plus élevées d’individus pour chaque niveau d’instruction, à partir de l’élémentaire, sont observées en milieu urbain 24,3% à 6,6% en milieu urbain contre 20,7% à 1,3% en milieu rural.

Situation de la formation professionnelle
Les résultats obtenus révèlent que 91,0% des personnes âgées d’au moins 6 ans n’ont suivi aucune formation professionnelle. En effet, la proportion d’individus qui suivent une formation formelle est de 6,4% contre 2,6% pour la formation informelle. La proportion d’individus résidents âgés de 6 ans et plus ayant suivi une formation professionnelle est plus élevée en milieu urbain qu’en milieu rural, soit respectivement 9,3% contre 2,7% pour la formation formelle et 3,4% contre 1,6% pour la formation informelle. Il ressort de l’analyse par sexe qu’indépendamment du type, la formation professionnelle est plus suivie par les hommes 7,1% pour le formel et 3,6%pour l’informel que par les femmes 5,7% pour le formel et 1,6% pour l’informel. Par ailleurs, elle est plus répandue au sein de la tranche d’âge 15-59 ans, avec une percée de 7,7% pour la formation formelle et 3,3% celle informelle.


Depuis la Convention internationale des droits de l’enfant 1989, disposer d’un acte de naissance est reconnu comme un droit fondamental de l’enfant, prouvant son identité et permettant de faire valoir ses droits. En effet, dans son article 7 cette convention stipule qu’un enfant doit être « immédiatement enregistré après sa naissance et ainsi obtenir une identité vis- à-vis de la loi du pays ». De plus, pour l’établissement de plusieurs actes légaux ou administratifs, la possession d’un acte de naissance est nécessaire. C’est le cas notamment de l’établissement de la carte d’identité, de l’inscription sur les listes électorales, la scolarisation des enfants. En revanche, les enfants dont les naissances ne sont pas déclarées à l’État civil n’ont pas droit à une nationalité, et ne peuvent donc pas avoir de carte d’identité ou de passeport ; ils n’ont pas droit à une prise en charge régulière pour des soins de santé et, à l’école, ils ne peuvent pas entre autres, s’inscrire aux examens. Ainsi, il est nécessaire d’analyser l’état civil scolaire, notamment pour le cycle préscolaire et primaire où le problème de la possession d’un acte de naissance est fréquent.

