

Aicha Fall
Le 1er septembre 2026, deux annonces ont fixé la nouvelle trajectoire financière du Sénégal. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a lancé le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), tandis que les services du Fonds monétaire international concluaient un accord sur un programme de 2,2 milliards de dollars. Le PTDS vise un allongement des échéances et une baisse du coût moyen de la dette extérieure, avec une exclusion annoncée des instruments libellés en franc CFA. L’accord du FMI porte sur 36 mois et reste lié à la résolution du dossier de déclaration erronée des comptes publics ainsi qu’aux assurances de financement fournies par les partenaires du pays.
Ce scénario résulte d’une décision politique autant que d’un diagnostic financier. Entre janvier et septembre 2026, la position publique de l’exécutif a évolué, le chef du gouvernement a changé et la conduite des discussions avec le FMI s’est rapprochée de la présidence. Bassirou Diomaye Faye a nommé l’économiste Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo à la Primature en mai, maintenu Cheikh Diba à la tête des finances et rencontré Kristalina Georgieva à Washington le 15 septembre. L’ancienne opposition d’Ousmane Sonko à une restructuration a continué de compter, puisqu’il préside depuis le 26 mai une Assemblée nationale dominée par son parti le PASTEF.
Le traitement de la dette se joue désormais entre plusieurs groupes qui ne supportent pas les mêmes risques. La présidence et le gouvernement veulent réduire les remboursements futurs tout en conservant l’accès au marché de l’UEMOA. Le FMI lie son concours à une trajectoire de dette viable et à des garanties institutionnelles. Les créanciers obligataires se regroupent pour négocier les contrats en devises. Les banques régionales restent exposées aux titres en franc CFA que le gouvernement veut préserver. Les entreprises sénégalaises attendent parallèlement le règlement d’arriérés que le Premier ministre chiffre à 1 956 milliards de FCFA à fin mars 2025. La manière dont ces acteurs répartiront le coût du redressement déterminera la portée du PTDS.
L’accord du FMI porte sur 36 mois et reste lié à la résolution du dossier de déclaration erronée des comptes publics ainsi qu’aux assurances de financement fournies par les partenaires du pays
Du refus au PTDS : la dette dans la recomposition du pouvoir exécutif
Au début de 2026, Ousmane Sonko défendait encore le paiement intégral des engagements. Une question adressée au FMI en janvier rappelait sa déclaration selon laquelle le Sénégal rejetait une restructuration portée par le Fonds. Cette position prolongeait le discours de souveraineté financière adopté après la découverte des engagements omis dans les anciens comptes. Sonko justifiait ce refus par le respect des échéances et les perspectives de croissance, avant d’admettre en juin que le gouvernement discutait des options avec le FMI. La hausse du coût de l’énergie, le ralentissement de l’activité hors hydrocarbures et la fermeture progressive du marché international ont ensuite réduit la marge disponible.
La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a modifié le pilotage politique du dossier. Le président a démis Sonko de ses fonctions de Premier ministre en mai, au terme d’un conflit qui portait aussi sur le rythme des réformes et la réponse à la crise de la dette. Le 26 mai, l’Assemblée nationale a élu Ousmane Sonko à sa présidence par 132 voix sur 165. Le même jour, il a reconnu des divergences avec son successeur sur la politique monétaire et la gestion de la dette. Sa fonction lui donne une capacité d’intervention sur les lois budgétaires et les réformes associées au futur programme du FMI.
Sonko a toutefois fait évoluer son propos trois semaines plus tard. Dans un entretien diffusé le 15 juin, il a déclaré ne pas défendre de position rigide et vouloir apprécier la situation au regard de son évolution. Cette inflexion réduit la distance entre l’ancien Premier ministre et la solution finalement annoncée, sans effacer leurs différences sur les modalités d’ajustement. Le PTDS devra traverser une « arène parlementaire » présidée par un responsable qui a combattu la restructuration lorsqu’il dirigeait le gouvernement, puis accepté d’examiner un traitement adapté à la dégradation des conditions financières.
Le choix d’Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo traduit une autre méthode. La présidence le présente comme un économiste spécialisé en macroéconomie, régulation bancaire, marchés financiers et finance islamique. Ancien responsable de la BCEAO et membre de l’équipe présidentielle depuis 2024, il dispose d’une connaissance directe des mécanismes monétaires de l’UEMOA. Dans sa déclaration de politique générale, il affirme que le PTDS a été préparé depuis la formation de son gouvernement et vise une clôture du processus au dernier trimestre de 2026. Le calendrier annoncé place son autorité et sa crédibilité devant les députés au premier rang de l’exécution.
La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko a modifié le pilotage politique du dossier. Le président a démis Sonko de ses fonctions de Premier ministre en mai, au terme d’un conflit qui portait aussi sur le rythme des réformes et la réponse à la crise de la dette
L’architecture de décision : articulation politique et ingénierie ministérielle
Le gouvernement formé le 1er juin 2026 réunit les fonctions économiques sous l’autorité de Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan. Bassirou Sarr exerce auprès de lui la responsabilité du Budget, tandis que Allé Nar Diop (ancien Ministre conseiller économique du président de la République) est chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Cette organisation associe la négociation financière, la programmation économique et l’exécution budgétaire dans un même ensemble ministériel. Cheikh Diba conserve le suivi des bailleurs et des créanciers, alors que Bassirou Sarr porte les arbitrages de dépenses et de recettes qui doivent rendre la trajectoire proposée au FMI compatible avec les lois de finances.
Cheikh Diba est le principal « porte-parole » financier du PTDS. Le 1er septembre, il a déclaré que 25 % des recettes de l’État servent au paiement des intérêts et présenté le traitement de la dette comme un moyen de réaffecter des ressources à la santé, à l’éducation, à l’agriculture et aux entreprises. Le lendemain, il a précisé que le PTDS ne relevait pas d’une restructuration classique. Cette formulation protège la position de négociation du Sénégal, mais le ministre lie lui-même le plan à une réduction du service et à une restauration durable des capacités de financement.
Le ministère a mobilisé l’ensemble de ses directions. Le Café presse organisé le 3 septembre a réuni les directeurs généraux de la Comptabilité publique et du Trésor, du Budget, des Financements et de la Dette, des Impôts, des Douanes, de la Planification, du secteur financier et du développement du secteur privé. Aliou Ndiaye, secrétaire général du ministère, et Amadou Abdoulaye Badiane, directeur de cabinet, ont participé à cette présentation. Cette composition correspond aux tâches requises par le PTDS, depuis l’inventaire des engagements et la projection des recettes jusqu’au dialogue avec les créanciers et au suivi des arriérés.
La liste des interlocuteurs reçus par la mission du FMI précise encore la chaîne de décision. Mercedes Vera Martin a rencontré Bassirou Diomaye Faye, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo, Cheikh Diba, Bassirou Sarr et Abdoul Madjib Guèye, premier président de la Cour des comptes. Mamadou Diop, vice-gouverneur de la BCEAO, et François Sène, directeur national de la banque centrale, ont également pris part aux échanges. La présence de la Cour rattache le nouveau programme au traitement des déclarations erronées, tandis que celle de la BCEAO reflète le poids du financement régional et l’exposition des banques de l’Union.
L’ancrage multilatéral : conditionnalités, dérogations et garanties de financement
Mercedes Vera Martin dirige la relation technique avec Dakar. Sa mission du 19 août au 1er septembre a abouti à un accord sur une Facilité élargie de crédit de 1 537,1 millions de droits de tirage spéciaux, soit environ 2,2 milliards de dollars et 475 % de la quote-part du Sénégal. Le communiqué du FMI associe ce financement à une consolidation budgétaire, à une stratégie de recettes à moyen terme, au contrôle des arriérés, à la surveillance des entreprises publiques et à l’amélioration de la gestion de la dette. Ces engagements relient le PTDS aux administrations qui produisent les comptes et exécutent le budget.
Deux décisions du conseil d’administration du FMI structurent la suite. La première concerne la dérogation demandée au titre des informations inexactes fournies pendant le programme antérieur. Les questions et réponses du Fonds sur le Sénégal rattachent cette dérogation aux mesures prises sur les causes de la dette non déclarée et aux dispositifs de contrôle destinés à éviter sa répétition. La seconde porte sur l’approbation du nouveau programme, après réception des assurances de financement. Ces assurances doivent établir que le plan de financement tient sur la durée du programme grâce aux concours attendus des créanciers et partenaires.
Le rôle du FMI dépasse donc le montant annoncé. Son analyse de viabilité sert de référence pour fixer la trajectoire d’endettement et le volume d’allégement recherché. Son approbation peut mobiliser des financements de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d’autres bailleurs mentionnés dans l’accord du 1er septembre. Le gouvernement obtient en retour un cadre de négociation reconnu par les prêteurs officiels et privés. Cette relation laisse à Dakar l’initiative du PTDS, mais soumet le décaissement du programme à des mesures vérifiables et à l’adhésion financière de partenaires extérieurs.
Le 15 septembre, Bassirou Diomaye Faye a porté le dossier au niveau de la direction du Fonds. Après leur entretien à Washington, Kristalina Georgieva a salué l’intention de procéder à un traitement de la dette et la volonté de rétablir la viabilité des finances publiques. Cette rencontre place le président comme garant politique de l’accord conclu par les équipes techniques. Elle intervient deux semaines après l’annonce du PTDS et confirme que la décision engage la présidence, la Primature et le ministère des Finances, au-delà d’un échange entre experts.
Créanciers extérieurs : le bras de fer avec les marchés financiers
Le gouvernement souhaite inscrire les créanciers officiels dans une version améliorée du Cadre commun du G20. La note du G20 consacrée aux étapes d’un traitement de dette prévoit une demande du pays débiteur, la formation d’un comité de créanciers officiels, des assurances de financement, un protocole d’accord et un traitement comparable demandé aux créanciers privés. Pour le Sénégal, cette procédure doit faire dialoguer des prêteurs publics aux intérêts et aux calendriers différents, puis traduire l’allégement convenu dans les contrats détenus par les investisseurs privés.
Les détenteurs d’obligations internationales se sont préparés à cette négociation dès les premiers jours de septembre. Selon Reuters, au moins huit gestionnaires de fonds ont formé un groupe et choisi White and Case comme conseil juridique. Le cabinet a travaillé sur plusieurs opérations souveraines, dont celles de l’Éthiopie, de l’Ukraine, du Liban et du Sri Lanka. La coordination donne aux investisseurs une représentation commune pour analyser les clauses d’action collective, comparer les séries obligataires et négocier le calendrier, les coupons et la valeur des nouveaux instruments.
La réaction de S&P Global Ratings a modifié le rapport de force. Le 4 septembre, l’agence a abaissé la note en devises du Sénégal à CC et la note en monnaie locale à CCC. Elle estime extrêmement probable un échange en difficulté sur la dette commerciale en devises et considère que les créanciers pourraient recevoir moins que les paiements prévus dans les contrats initiaux. Cette appréciation renchérit l’accès au marché international et fournit aux deux parties une référence de prix, même si les paramètres du PTDS seront établis par la négociation.
Les opérations de total return swap , des contrats financiers par lesquels une partie transfère à une autre les revenus et les variations de valeur d’un actif en échange de paiements convenus, ajoutent une catégorie de contrats à examiner. Le ministère des Finances indique que sept opérations ont été réalisées entre avril et novembre 2025 au moyen de titres publics du marché régional, avec un taux net d’environ 7,1 % et des mécanismes de change destinés à des investisseurs étrangers. Le Financial Times a rapporté des contrats avec First Abu Dhabi Bank, Africa Finance Corporation et Société Générale. Ces montages associent des titres en franc CFA, des liquidités en devises et des contreparties extérieures. Leur classement dans le périmètre du PTDS influera sur la répartition des paiements entre marché régional et créanciers internationaux.
Dette en FCFA : la priorité de continuité financière face au choc extérieur
L’exclusion des instruments libellés en franc CFA répond à une priorité de continuité. Le bulletin statistique de la dette publique chiffre la dette de l’administration centrale à 23 667 milliards de FCFA à fin 2024, dont 29 % de dette intérieure et 71 % de dette extérieure. Les banques et investisseurs de l’UEMOA absorbent une part des émissions domestiques et régionales. Les protéger du traitement permet au Trésor de continuer à lever des fonds pour couvrir les dépenses et les remboursements pendant la négociation extérieure.
Les opérations de 2026 montrent l’usage de ce canal. Le premier appel public à l’épargne a mobilisé 304,15 milliards de FCFA entre le 26 février et le 26 mars, pour un objectif initial de 200 milliards. Les maturités allaient de trois à dix ans avec des taux compris entre 6,40 % et 6,95 %. Le 17 septembre, deux semaines après le PTDS, l’État a lancé un deuxième emprunt de 200 milliards de FCFA arrangé par Invictus Capital and Finance, avec CGF Bourse à ses côtés. La souscription reste ouverte jusqu’au 8 octobre.
Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo relie directement cette exclusion à la stabilité financière de l’Union. Dans sa déclaration de politique générale, il affirme que toutes les banques de l’UMOA détiennent des expositions sur le Sénégal et que le PTDS doit éviter une perturbation du système bancaire régional. Cette préoccupation explique la participation de responsables de la BCEAO aux réunions du FMI et le maintien des titres en franc CFA hors du traitement annoncé. Elle reporte une plus grande part de l’effort sur les instruments extérieurs, tout en préservant une source de financement utilisée pendant la procédure.
Le choix comporte aussi une contrainte budgétaire immédiate. Les obligations régionales continuent de produire des intérêts et des remboursements selon leurs contrats, pendant que l’État cherche un allégement extérieur. La réussite des appels publics à l’épargne dépend du rendement proposé, de la capacité des banques à acheter de nouveaux titres et de la confiance des épargnants. Le marché régional sert donc de relais, mais son coût reste inscrit dans les budgets futurs et dans les bilans bancaires de l’Union.
Les banques et investisseurs de l’UEMOA absorbent une part des émissions domestiques et régionales. Les protéger du traitement permet au Trésor de continuer à lever des fonds pour couvrir les dépenses et les remboursements pendant la négociation extérieure
Poids de l’informel et dette privée : la répercussion locale du redressement
Le PTDS découle d’abord de la révision des comptes de la période précédente. La Cour des comptes a reconstitué une dette de l’administration centrale de 18 558,91 milliards de FCFA à fin 2023, soit 99,67 % du PIB, contre 13 854,25 milliards dans les documents antérieurs. Elle a porté le déficit de 2023 à 12,30 % du PIB, contre 4,90 % annoncé. Le rapport couvre les gestions de 2019 au 31 mars 2024, sous la présidence de Macky Sall. Il documente des emprunts bancaires, des dépenses financées par des ressources extérieures et des opérations de trésorerie qui avaient été enregistrés de manière incomplète.
Le nouveau pouvoir a transformé cette révision en dossier de responsabilité publique. Bassirou Diomaye Faye a ordonné l’audit, Ousmane Sonko a porté l’accusation politique contre l’ancienne administration et Cheikh Diba a engagé la centralisation des fonctions de dette. Le FMI a pour sa part ouvert la procédure de déclaration erronée liée à son ancien programme. Le premier président de la Cour des comptes, Abdoul Madjib Guèye, figure parmi les interlocuteurs de la mission d’août, ce qui relie le contrôle juridictionnel des comptes aux correctifs attendus avant le vote du conseil d’administration du Fonds.
Le coût intérieur apparaît dans les arriérés dus aux fournisseurs. Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo a déclaré devant l’Assemblée que le stock atteignait 1 956 milliards de FCFA à fin mars 2025 pour 5 425 dossiers réguliers et irréguliers recensés à fin décembre 2024. Les dossiers réguliers représentent 49,5 % du stock et 2 406 créances. Le gouvernement prévoit des paiements en numéraire, de l’affacturage, de la titrisation, des compensations fiscales et des rééchelonnements, avec une priorité fondée sur l’ancienneté, la taille des entreprises et l’impact social ou économique.
Cette dette envers les entreprises donne au PTDS une dimension nationale. Une réduction du service extérieur peut libérer de la trésorerie pour payer les fournisseurs, tandis que les mesures budgétaires du programme toucheront les recettes, les subventions et le rythme des investissements. Le Premier ministre s’est engagé à ramener le coût des subventions énergétiques sous 1 % du PIB d’ici 2029 et à cibler davantage les ménages vulnérables. Le partage de l’effort concerne donc les créanciers, mais aussi les entreprises en attente de paiement, les usagers de l’énergie et les bénéficiaires des dépenses publiques.
Le premier président de la Cour des comptes, Abdoul Madjib Guèye, figure parmi les interlocuteurs de la mission d’août, ce qui relie le contrôle juridictionnel des comptes aux correctifs attendus avant le vote du conseil d’administration du Fonds
Trois calendriers concurrents : la faisabilité opérationnelle du PTDS
Au 24 septembre 2026, trois calendriers avancent en parallèle. Le gouvernement prépare les échanges avec les créanciers et vise une clôture du PTDS au quatrième trimestre. Le FMI doit soumettre à son conseil d’administration la dérogation liée aux déclarations erronées et le programme de 2,2 milliards de dollars après réception des assurances de financement. Les investisseurs régionaux souscrivent au deuxième appel public à l’épargne jusqu’au 8 octobre, pendant que les détenteurs d’obligations en devises organisent leur représentation.
Le pilotage repose sur Bassirou Diomaye Faye pour l’engagement politique, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo pour la coordination gouvernementale et Cheikh Diba pour la négociation financière et l’exécution administrative. Mercedes Vera Martin conduit le travail technique du FMI, tandis que Kristalina Georgieva porte l’appui de la direction du Fonds. Ousmane Sonko conserve, depuis l’Assemblée nationale, une influence sur les textes budgétaires et sur l’acceptabilité politique des mesures. Les responsables de la Cour des comptes et de la BCEAO interviennent respectivement sur la fiabilité des comptes et la stabilité du financement régional.
Les répercussions dépendront de l’articulation entre ces centres de décision. Un accord avec les créanciers extérieurs est tenu de réduire les remboursements à un niveau compatible avec les recettes publiques. La préservation des titres en franc CFA doit maintenir les émissions sans transférer une charge excessive vers les banques de l’Union. Les économies budgétaires attendues doivent quant à elles se traduire dans le paiement des arriérés, la protection sociale et l’investissement pour que le traitement de la dette produise l’effet annoncé sur l’économie. Le PTDS sera évalué à partir de cette chaîne d’exécution, depuis les contrats renégociés jusqu’aux paiements effectivement reçus par les créanciers et les entreprises.
Crédit photo : sikafinance.com
Aicha Fall a rejoint l’équipe de WATHI en novembre 2025 en tant que chargée de recherche en économie, statistiques et finance. Son travail porte principalement sur l’analyse des politiques économiques et des dynamiques financières, avec une attention particulière portée aux données et à leur interprétation dans le débat public. Journaliste économique et financière, elle a notamment collaboré avec Polytechnique Insights, Parlons Finance, Certifive, Seneweb, Afrique XXI, Décideurs Magazine et Le Parisien Matin, où elle a développé une expertise dans le décryptage des enjeux macroéconomiques et financiers.

