Auteurs : Joseph Siegle, Hany Wahila
Site de publication : Africa center
Type de publication : Article
Date de publication : Février 2023
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Présidentielle et législative : 17 mai et 15 novembre
Les élections dans cet archipel de dix îles et d’un demi-million d’habitants devraient se dérouler dans le respect des normes élevées de transparence et d’intégrité électorale. Avec un passé d’élections libres et équitables, le Cap-Vert se classe régulièrement comme le pays le plus démocratique d’Afrique dans l’enquête annuelle « Freedom in the World » (Liberté dans le monde) de Freedom House. Depuis sa transition vers un système multipartite en 1991, le pays alterne le pouvoir entre les deux principaux partis politiques qui sont à égalité : le Movimento para a Democracia (MpD) et le Partido Africano da Independência de Cabo Verde (PAICV).
Le modèle hybride présidentiel et parlementaire du Cap-Vert prévoit un partage des responsabilités exécutives. Le président élu au suffrage direct fait office de commandant en chef, supervise le processus législatif tout en disposant d’un droit de veto et sert de médiateur pour parvenir à un consensus. Le Premier ministre, qui est choisi par l’Assemblée nationale, agit en tant que chef du gouvernement, met en œuvre la politique et dirige les affaires courantes du pays. Le modèle de partage du pouvoir dépend des relations de coopération entre les autorités exécutives respectives. Ces postes sont actuellement occupés par différents partis, ce qui reflète l’équilibre politique au sein du système gouvernemental capverdien. Le président José Maria Neves est issu du PAICV alors que son Premier ministre, Ulisses Correia e Silva, est du MpD.
L’héritage du pays en matière d’institutions indépendantes constitue une base solide pour l’organisation des élections. La Comissão Nacional de Eleições a pris des mesures proactives pour garantir la fiabilité des informations et contrer les fausses déclarations avant les élections grâce à une unité de vérification des informations électorales axée sur les médias sociaux. Le pouvoir judiciaire est largement considéré comme indépendant, ce qui facilite l’examen impartial de tout recours électoral déposé par les candidats. Les juges de la Cour suprême, qui compte neuf membres, sont sélectionnés par trois mécanismes distincts – le président du pays, l’Assemblée nationale et le Conseil suprême de la magistrature – ce qui favorise l’autonomie judiciaire. Avant les élections, les journalistes peuvent couvrir les candidats et les enjeux sans intimidation.
Le président élu au suffrage direct fait office de commandant en chef, supervise le processus législatif tout en disposant d’un droit de veto et sert de médiateur pour parvenir à un consensus. Le Premier ministre, qui est choisi par l’Assemblée nationale, agit en tant que chef du gouvernement, met en œuvre la politique et dirige les affaires courantes du pays. Le modèle de partage du pouvoir dépend des relations de coopération entre les autorités exécutives respectives
Situé au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest, sur une importante route commerciale maritime entre l’Amérique latine et l’Europe, le Cap-Vert est toutefois confronté à divers défis en matière de sécurité maritime. Il est exposé à la criminalité transnationale organisée, ses ports étant utilisés pour l’entrée illicite d’armes, de fonds et de drogues. L’archipel est également une destination privilégiée pour les migrants africains qui cherchent à rejoindre l’Europe.
Le Cap-Vert est un membre actif du protocole de Yaoundé, le mécanisme de sécurité maritime qui coordonne les efforts de 25 gouvernements d’Afrique centrale et de l’Ouest pour lutter contre le trafic illicite et la piraterie dans le golfe de Guinée. Il abrite le Centre multinational de coordination maritime pour la zone G (qui comprend la Gambie, la Guinée-Bissau et le Sénégal) et effectue des patrouilles conjointes dans sa zone.

