Au Sahel et dans d’autres régions d’Afrique, les crises sécuritaires, politiques et sociales se traduisent par de nombreuses violations des droits humains. Pourtant, ces violations restent souvent invisibles, minimisées ou impunies, faute d’un travail rigoureux de mise en lumière des faits. Dans des contextes marqués par la violence, ce qui n’est pas documenté risque tout simplement de ne jamais exister dans le débat public. La documentation des faits de violences est un travail essentiel pour protéger les victimes, préserver la mémoire des faits, prévenir de nouvelles violences et poser les bases de la redevabilité. Sans cela, il est difficile d’exiger des comptes, d’engager des poursuites ou d’élaborer des politiques publiques fondées sur la réalité des situations vécues par les populations. Pourtant, au Sahel en particulier, les rapports sur les droits humains sont souvent remis en cause, parfois contestés par les gouvernements ou l’opinion publique…


