Auteur : Ministère de l’économie et des finances de la République du Bénin
Site de publication : Direction générale du Budget
Type de publication : Note d’analyse sectorielle budgétaire
Date de publication : Décembre 2025
Secteur de l’Éducation
Dans le secteur de l’éducation, les priorités du gouvernement portent sur l’amélioration du Taux Brut de Scolarisation (TBS) et du Taux d’Achèvement du Primaire (TAP), ainsi que sur la création de passerelles entre l’éducation formelle et non formelle dès le cycle de l’éducation de base. Ces priorités devraient se traduire par des programmes incitatifs favorisant la scolarisation de tous les enfants, leur maintien dans le système éducatif et leur réussite, tout en promouvant l’équité entre filles et garçons et en réduisant les disparités entre les milieux urbain et rural.
Mesure de gratuité des frais de scolarité au profit des filles et des garçons dans l’enseignement maternel et primaire
Afin de favoriser un accès équitable à l’éducation et de réduire les inégalités, le gouvernement a instauré la gratuité des frais de scolarité dans les enseignements maternel et primaire publics pour tous les enfants. Cette mesure, accompagnée de l’appui aux établissements, a permis d’accroître significativement le taux brut de scolarisation de façon générale (107,84% en 2020 à 121,2% en 2024) et de maintenir davantage d’enfants, en particulier les filles, dans le système éducatif. Elle contribue également à alléger la charge financière des ménages vulnérables. Conscient des acquis enregistrés, le gouvernement s’engage à poursuivre et à renforcer cette mesure au titre de l’année 2026.
Mise à disposition de manuels de français et de mathématiques
Dans une perspective d’amélioration de la qualité des apprentissages dès le cycle primaire, l’État a procédé à la mise à disposition de manuels scolaires de français et de mathématiques pour les classes de Cours d’Initiation (CI) et de Cours Préparatoire (CP). Cette action vise à renforcer les bases fondamentales en lecture, en écriture et en calcul, considérées comme essentielles à la réussite de l’ensemble du parcours scolaire. La distribution de ces manuels à chaque écolier du CI et du CP contribue à réduire les disparités entre apprenants, en garantissant à chacun un accès équitable aux supports pédagogiques indispensables.
Elle permet également d’alléger les charges financières des parents, souvent confrontés au coût élevé des fournitures scolaires, tout en créant un cadre d’apprentissage plus homogène et mieux structuré. À travers cette mesure, le gouvernement entend améliorer la maîtrise des compétences de base, réduire les risques d’échec et de redoublement dès les premières années de scolarisation, et poser ainsi les fondations d’un système éducatif plus inclusif et performant.

Mise en place du Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (Volet cantines scolaires)
Dans le but de renforcer la rétention scolaire et d’améliorer les conditions d’apprentissage, le gouvernement a lancé en 2017 le Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI), reposant sur la mise en place et l’extension progressive des cantines scolaires. Ce programme vise à garantir à chaque enfant un repas chaud par jour de classe, contribuant ainsi à réduire la faim en milieu scolaire, à améliorer la concentration et les performances des élèves, et à encourager une fréquentation régulière de l’école.
D’après le bilan établi en mars 2024, la couverture des cantines scolaires au Bénin a enregistré une progression significative : de 31 % en 2017-2018, elle est passée à plus de 60 % en 2022-2023, puis à 75 % en 2023-2024 dans les écoles primaires publiques.
Selon les estimations du Programme Alimentaire Mondial (PAM), ce dispositif a permis de nourrir plus de 1,4 million d’enfants en 2024. En 2026, la couverture du programme devrait atteindre 100 %. Le coût estimatif de cette mesure pour l’année 2026 est évalué à 33,009 milliards de francs CFA.
Dans le but de renforcer la rétention scolaire et d’améliorer les conditions d’apprentissage, le gouvernement a lancé en 2017 le Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré (PNASI), reposant sur la mise en place et l’extension progressive des cantines scolaires. Ce programme vise à garantir à chaque enfant un repas chaud par jour de classe, contribuant ainsi à réduire la faim en milieu scolaire, à améliorer la concentration et les performances des élèves, et à encourager une fréquentation régulière de l’école
Mesure d’exonération des frais de scolarité pour les filles du cycle de l’enseignement général
Les filles demeurent particulièrement exposées au décrochage scolaire, principalement en raison de contraintes économiques, ce qui limite leur maintien et l’achèvement de leur parcours éducatif, en particulier au niveau de l’enseignement secondaire. Afin de corriger ces inégalités et de réduire les abandons, l’État a mis en place, à partir de la rentrée scolaire 2022-2023, une mesure de gratuité de la scolarité pour les filles du premier cycle de l’enseignement secondaire général sur l’ensemble du territoire national, destinée à lever les obstacles financiers pesant sur les ménages et à encourager la poursuite des études des filles.
Le coût de cette mesure était estimé à un peu moins de 3,5 milliards de francs CFA en 2023 et en 2024. Sa reconduction pour l’année 2026 est prévue, avec une estimation budgétaire de 4,3 milliards de francs CFA. Cette mesure prend désormais en charge la scolarité des filles du second cycle dans 20 établissements d’enseignement secondaire général.
Dans le secteur de l’Éducation
Entre 2022 et 2023, les budgets alloués aux activités ciblant principalement les enfants se sont stabilisés autour de 63,8 milliards de FCFA. En 2024, une hausse significative a été enregistrée, portant le montant à 117,85 milliards de FCFA. Cette progression est essentiellement liée à la commande et à la distribution des manuels scolaires, cahiers d’activités et matériels didactiques dans les écoles primaires publiques (EPP) dont le coût a été pratiquement triplé.
Parallèlement, plusieurs projets ont été lancés dans le secteur de l’enseignement secondaire et la formation technique et professionnelle, visant à étendre l’offre éducative et à diversifier les filières. Il s’agit notamment de la construction de nouveaux lycées techniques et scientifiques, d’établissements dédiés aux jeunes filles, ainsi que d’écoles de métiers de référence, dont certaines spécialisées dans les secteurs du textile et de l’habillement. Ces infrastructures visent à mieux répondre aux besoins de qualification des jeunes et à soutenir l’insertion professionnelle.
Une légère contraction budgétaire a été observée en 2025. Toutefois, l’intégration de nouveaux projets, principalement orientés vers la construction et l’équipement d’établissements secondaires ainsi que d’infrastructures de formation professionnelle (lycées agricoles, textiles, etc.), conjuguée à l’augmentation du budget alloué aux cantines scolaires, devrait se traduire par une hausse de 25 % en 2026 par rapport à 2025, portant les dépenses du secteur en faveur de l’enfance à 113,2 milliards de FCFA, avec des projections qui s’établiraient en moyenne autour de 113 milliards de FCFA à l’horizon 2028.
